La mémoire de travail

La mémoire de travail

La mémorisation est une fonction cruciale pour nos élèves. Elle constitue une étape indispensable de l’apprentissage de nouvelles connaissances.

On distingue aujourd’hui plusieurs types de mémoires dont la mémoire de travail.

La mémoire de travail c’est l’interface entre la perception ( stimuli visuel/ auditif/ olfactif…), la mémoire à long terme et l’action.

La mémoire de travail possède une double fonction : le maintien en mémoire et le traitement : la manipulation des éléments. Par exemple sur une simple addition : 5 +2=7. Je dois maintenir en mémoire le 5 (maintien), je vois le signe + puis le 2(maintien), je me souviens du 5 et je lui ajoute 2 ( maintien + traitement).Elle manipule également les connaissances déjà acquises.

Le modèle le plus influent a été celui de Baddeley et Hitch( 1974) révisé en 2000 avec l’ajout d’un buffer épisodique. Baddeley traduit la mémoire de travail comme un système multicomposant. Le calepin visuo spatial et la boucle phonologique sont dédiés au maintien de l’information. Le centre exécutif est là pour coordonner.

Parmi les autres modèles les plus connus : on recense celui de Cowan qui propose une conception dynamique de la mémoire de travail.

Plus récemment,le modèle TBRS ( Barouillet et Camos; 2007) est un modèle fonctionnel de la mémoire de travail: cela implique qu’il décrit l’enchaînement temporel des processus impliqués dans les activités de mémorisation et de traitement lors de la réalisation d’une tâche. L’hypothèse avancée de de modèle est que les mécanismes principaux de la mémoire de travail sont attentionnels:

  • le maintien en MDT ( mémoire de travail) nécessite de l’attention
  • dès que l’attention est détournée: déclin temporel
  • le fonctionnement de la MDT est séquentielle: le focus attentionnel n’est dévolu qu’à une seule action à la fois
  • tout traitement qui capture l’attention empêche la réactivation des traces ( appelé aussi rafraichissement)

Pour un adulte, l’empan mnésique est de 7. C’est à dire qu’un adulte est capable de mémoriser en moyenne 7 mots en mémoire de travail.( cf Miller).

En classe, je fais donc attention à:

  • découper en plusieurs étapes
  • ne pas donner des consignes avec plusieurs actions (selon niveau)
  • ne pas parler aux élèves quand on leur demande d’observer qqch : donner les conseils avant puis laisser observer. Toute consigne orale dérangera le maintien en mémoire de travail ( et ceci encore plus chez nos élèves en difficultés)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *